
" Je ne suis pas exhibitionniste. Je ne suis pas mégalo. J'ai beaucoup d'ami(e)s et n'ai aucun probléme pour communiquer avec eux. Pourquoi ai-je donc fait un blog ? Simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. J'ai donc décidé de participer au débat public avec les outils à ma disposition. Le blog constitue un de ces outils utiles. Vous y trouverez, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être juste au moment où je l'écris. "
Je suis né le 1er septembre 1966 à Paris. J'ai été responsable national de l'UNEF entre 1988 et 1994. J'ai été responsable national de SOS Racisme entre 1988 et 1995. Depuis 2001 je suis Conseiller de Paris. De 2001 à 2008 j'ai exercé les fonctions d'adjoint aux sports. Désormais je suis Adjoint au Maire de Paris chargé de la vie scolaire et de la réussite éducative et j'en suis trés heureux. Je suis membre du Bureau National du PS. Je milite au sein du courant NPS animé par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon où j'y assume la responsabilité de Coordinateur National.
Le 11 juillet 2007 j’avais commis un article intitulé « Crash ou clash ? » consacré au début de la crise des subprimes dans lequel je décortiquais les mécanismes de la crise à venir tout en indiquant qu’une crise de très grande ampleur n’était pas exclure. Je constate malheureusement que je ne m’étais guère trompé. A ce jour le risque d’une récession aux Etats-Unis n’est pas à exclure. Au contraire, cela apparaît même comme le plus probable. Ce risque récessif proviendrait d’une compression très importante du crédit accordé aux entreprises et aux ménages américains. Or, il se trouve que le consommateur américain est le consommateur en dernier ressort de la production mondiale ? Du coup, un tassement spectaculaire de la consommation aux Etats-Unis provoquerait une réaction en chaîne sur l’ensemble de l’économie mondiale. Celles et ceux qui pensent que la Chine et l’Inde pourraient prendre le relais d’une demande intérieure américaine défaillante se trompent lourdement. Leur illusion provient de ce qu’ils ne regardent que les taux de croissance de ces pays sans mesurer le volume de la consommation. En effet la consommation est estimée aux environs de 9 500 milliards de dollars aux Etats-Unis contre 1 000 milliards en Chine et 650 milliards en Inde. En conséquence de quoi, une récession aux Etats-Unis risquerait de provoquer une récession mondiale. La même illusion est entretenue en Europe, notamment par une Banque Centrale Européenne obnubilée par la seule lutte contre l’inflation. Décidemment il est temps de tirer les leçons de la crise et de remettre en cause le libre échange mondial effréné. De même qu’il est temps de reposer la question de l’encadrement vigoureux de la distribution de crédit et de remettre en cause la prééminence du financement de l’économie par les marchés financiers. Enfin il est plus que temps de reposer la question de la création d’un véritable gouvernement économique de la zone euro quitte à en passer par un bras de fer avec une BCE dépassée par les événements et accrochée, telle la vérole sur le bas clergé, à la défense d’une orthodoxie monétaire économiquement périlleuse et socialement ravageuse.