Une intelligence gâtée ! Voici ce qui me vient à l’esprit en pensant à mon camarade Arnaud Montebourg. Cela ne me surprend plus mais cela me peine néanmoins à chaque fois. Cela ne me surprend plus en effet. Je me rappelle comment Arnaud Montebourg, après avoir défendu avec dynamisme le vote Non dans le cadre du référendum interne du PS sur le Traité Constitutionnel Européen, avait refusé de faire campagne dans la population au nom du respect des décisions de son parti. Avec Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius et tant d’autres militantes et militants socialistes, nous étions allés au bout de nos convictions considérant à juste titre que nous avions un devoir vis-à-vis de la gauche. J’avais espéré que cette page était tournée et que, pour une fois, Arnaud ne se déroberait pas à ses responsabilités. Je constate que tel n’est pas le cas. Le combat pour la démondialisation n’aura duré que cinq jours, le temps d’un accord avec celui de deux candidats qui en est le plus […]
Pendant que la presse française se délecte des suites de « l’affaire » DSK, les affaires, les vraies, continuent. Ainsi, l’agression, le pillage et la vente à la découpe de la Grèce se poursuivent dans un silence assourdissant. Pour faire face aux exigences des prêteurs institutionnels de la Grèce que sont l’Union Européenne et le FMI et pour satisfaire l’appétit sans fin des pompiers pyromanes que sont les marchés financiers, le gouvernement de ce pauvre Papandréou se voit contraint de présenter un programme gigantesque de privatisations. Les sommes attendues d’ici 2015 varient selon les experts entre 50 milliards et 300 milliards d’euros. Il faut dire qu’il est prévu de privatiser les ports du Pirée et de Thessalonique, les compagnies de chemin de fer, des télécoms, d’électricité, des eaux ainsi que la banque postale. Rien que ça ! D’un coup on veut rayer de la carte une grande partie de la propriété publique grecque. Tout cela parce que l’Union Européenne se refuse à envisager […]
Une fois encore sous la houlette de Nicolas Sarkozy notre pays est en train de se déconsidérer aux yeux du reste du monde. J’en veux pour preuve l’inadmissible position à l’encontre des quelques milliers de tunisiens qui, munis d’un titre provisoire de séjour régulier délivré par les autorités italiennes, sont pourchassés implacablement sur notre territoire national. D’un coup de menton dont il devenu coutumier, le Président de la République a décidé, au mépris des règles régissant la libre circulation des personnes dans l’Union Européenne, d’interdire de séjour sur le territoire national des ressortissants étrangers en situation régulière. Car, n’en déplaise à Messieurs Sarkozy et Guéant, ces personnes ne sauraient être considérées comme des étrangers en situation irrégulière puisqu’ils sont en possession d’un titre de séjour provisoire délivré par les autorités italiennes. Dès lors, en agissant ainsi, le gouvernement franchit un pas dangereux en s’attaquant à des étrangers en […]
Pauvre Manuel Valls qui une fois encore a perdu une bonne occasion de se taire. Comment peut-on prétendre un seul instant incarner une politique moderne de l’emploi en demandant aux français de travailler plus ? Sa proposition est une absurdité qui n’est défendue par aucun économiste sérieux. Et pour cause, le problème de l’économie française ne provient pas d’une insuffisance du travail effectif des salariés français qui est un des plus importants d’Europe. En outre, Manuel Valls semble ignorer la question de la problématique des rendements décroissants et ne pas vouloir comprendre qu’il y a un mouvement de fond à l’œuvre visant à lier réduction du temps de travail et hausse de la productivité horaire. En fait en reprenant ce poncif le plus éculé du patronat mis en œuvre par Sarkozy depuis son élection en 2007 et qui s’est traduit par un échec massif, Manuel Valls vise à conforter le partage inégal de la valeur ajoutée au bénéfice du capital et au détriment du travail. Car, au […]
Franchement, est-ce bien le moment de rouvrir la boîte à gifles socialistes ? N’avons-nous rien d’autre de mieux à faire que de nous donner en spectacle dans une nouvelle version du ballet rose des primaires socialistes ? Entre les candidatures intempestives, les candidatures collectives décrétées au nom de l’unité mais fondées sur un « pacte » dont le nombre restreint de bénéficiaires varie selon les circonstances, nous sommes en train d’emprunter le chemin du ridicule. Le moyen le plus facile et le plus utile pour en sortir serait tout simplement que la Première Secrétaire décide de conduire les socialistes à la bataille présidentielle. Pour prendre cette décision elle n’a pas besoin de rechercher l’onction de notre ancienne candidate à la présidentielle et du fantôme de Washington. Sa légitimité de 1ère secrétaire suffit, le travail d’orientation mis en œuvre sous sa responsabilité à travers nos conventions depuis le dernier congrès plaide aussi pour elle. Sa décision serait en […]