Ne baissons pas les bras !
Le premier tour de l’élection législative est conforme à ce que nous attendions, un rude choc pour la gauche. Bien évidemment le quinquennat et l’inversion du calendrier contribuent puissamment à amplifier un phénomène présidentialiste et majoritaire déjà omniprésent dans la Vème République. Néanmoins cela n’explique pas tout. La nouveauté réside dans la capacité retrouvée de la droite à former un bloc puissant et cohérent à plus de 40% par la fusion réalisée dès le premier tour de l’électorat FN et celui de la droite libérale. Il faut remonter aux premières heures de la Vème république pour retrouver une telle assise pour la droite. Cela donnera à la droite le sentiment qu’elle dispose désormais des marges de manœuvre nécessaires pour mettre en œuvre une contre-révolution néo-libérale en France. Elle s’en estimera d’autant plus confortée qu’elle disposera vraisemblablement d’une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale. Avec 39% la gauche n’est pas ridicule mais elle est désorganisée, sans programme et donc sans dynamique. Pour autant ces 39% constituent un socle à partir duquel il faudra travailler pour reconstruire. En pourcentage nous progressons de 2,5% par rapport au 1er tour de l’élection présidentielle où nous n’avions recueilli que 36,42%. Avec 27,64%, le PS progresse de plus de 1,7% par rapport à la candidature de Ségolène Royal lors du 1er tour de la présidentielle. Cependant la chute de la participation notamment dans les couches populaires nous affaiblit pour le second tour même si elle doit nous conduire à relativiser le " triomphe " de la droite. Ce premier tour confirme les enquêtes détaillées sur l’élection présidentielle en ce que la candidature de Ségolène Royal n’était porteuse d’aucune dynamique dans une élection dont le principal ressort à gauche fût le rejet de Nicolas Sarkozy. Cela doit conduire pour l’avenir à nous concentrer sur la redéfinition de notre idéologie et de notre programme au lieu de courir après un sauveur suprême qui n’existerait que niché au creux des illusions bien pensantes de quelques sommités médiatiques. En attendant, il nous reste une semaine pour envoyer le maximum de députés de gauche à l’Assemblée Nationale. Je voudrais terminer en félicitant tous nos candidats NPS. Nos députés sortants tels Henri Emmanuelli, Jean-Pierre Dufau, Michel Vergner, Germinal Peiro ont confirmé une fois encore qu’ils savaient garder même dans les moments les plus difficiles l’indispensable confiance de leur électorat populaire. Nos plus jeunes candidats ont porté avec bravoure les couleurs du PS dans des circonscriptions difficiles. Bravo entre autre donc à Isabelle, Corinne, Barbara, Claire, Laurence, Delphine, Mireille, Kheira, Geneviève, Juliette, Richard, Régis, Mathieu, Eric, Gérard, Paul et j’en oublie sûrement. Comme vous l’aurez remarqué nous présentions beaucoup de candidates ! C’est cela aussi la force du NPS.