Ne franchis pas la Rubicond !
Bernard, passe encore que tu t’emploies depuis des années à pilonner la gauche en l’invitant à effectuer sa conversion sociale-libérale. Cela peut t’être pardonné car il s’agit d’un débat qui traverse la gauche partout en Europe. Et ce n’est pas parce que nous avons un désaccord sur ce point que pour autant tu n’a pas vocation à demeurer dans ta famille politique, celle de la gauche. Passe encore que tu n’ais cessé d’insulter ceux qui ne pensaient pas comme toi au cours de la campagne du Référendum sur la Constitution Libérale Européenne pendant laquelle tu n’arrêtais pas de traiter de lepenistes et de nationalistes ceux qui, comme moi, à gauche faisaient campagne pour le Non. Passe encore que tu ais milité pour le rapprochement du PS avec Bayrou, tu n’es ni le premier, ni le dernier dans ce cas. Au moins l’as tu fait par conviction et non par opportunisme électoraliste comme certains et certaines converties de fraîche date. Mais, Bernard, si tu acceptes d’entrer dans le gouvernement de droite comme te le propose actuellement Sarkozy, tu auras définitivement brûlé tes vaisseaux. Tu auras atteint le point de non-retour. Bernard, tu mérites mieux que de finir dans la peau d’un Wolfowitz français. La peau de tant d’anciens gauchistes américains des années 60 et 70 qui sont devenus des piliers du néo-conservatisme américain, les nouveaux faucons de George Bush. Ne franchis pas le Rubicond, Bernard, car malgré tous nos désaccords je pense quand même que tu vaux mieux que cela !