Le désordre c'est eux !

Publié le par cherki

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Contrairement à ce que prétendait et espérait ce pouvoir la mobilisation contre la remise en cause du régime de retraites par répartition ne faiblit pas. Au contraire, elle croît en nombre et en intensité. L’adhésion des françaises et des français à la mobilisation des salariés et de leurs organisations syndicales progresse continuellement pour atteindre des niveaux très élevés. Et pourtant, malgré cela le pouvoir s’obstine, s’entête dans le seul but de faire plier un genou à terre aux salariés. Car l’épreuve de force le pouvoir la recherche et souhaite désormais organiser une confrontation d’ampleur. En témoignent les provocations à répétition de François Fillon déclamant sur un ton martial que plus aucune modification ne serait désormais apportée à ce projet. Et de prononcer cette phrase hallucinante pour un Premier Ministre selon laquelle les français « se trompaient ». En témoigne l’absence totale d’ouverture du Président de la République qui après avoir reçu dédaigneusement Thierry Henry lors d’une précédente manifestation, n’a rien trouvé de mieux que de réunir sa majorité le 12 octobre pour annoncer la suppression de l’ISF l’année prochaine. Quelle morgue, quel mépris de classe.  Dés lors les syndicats, adossés à une mobilisation sans précédent, n’ont pas d’autre choix que d’approfondir la contestation. Même les organisations réputées comme les plus ouvertes à un dialogue et un compromis sont conduites à hausser le ton car toutes les portes leurs sont fermées. Ce gouvernement aura réussi l’exploit de souder contre lui la totalité des organisations syndicales contre lui. Mais, ne y trompons pas, il ne s’agit pas d’une maladresse mais bien d’une stratégie assumée, celle de la confrontation dont il entend sortir victorieux en se posant en garant ultime de l’ordre. C’est donc le désordre et la violence que recherche ce gouvernement. Mais, il ne mesure pas l’étendue de la colère qui gagne le pays. Cette mobilisation, au-delà de l’inacceptable projet de liquidation des retraites par répartition, traduit sans ambiguïté la volonté de tourner une page à des années d’humiliations et de reculs sociaux dans notre société, une volonté de plus en plus revendiquée de tourner une page. C’est pourquoi, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est désormais la gauche qui se voit investi de la mission d’incarner le rétablissement de l’ordre, de l’ordre républicain. Les fauteurs de trouble ce sont eux, la droite,  le MEDEF et leurs amis banquiers et actionnaires, cette petite cohorte méprisable de nantis qui prétendent s’ériger en nouvelle caste aristocratique nantie de tous les privilèges destinés à perpétuer leur bon plaisir. Il appartient désormais à la gauche de se hisser à la hauteur de l’évènement et de se poser en recours face à ce pouvoir décati et méprisé.

L’ensemble des partis de gauche doit désormais s’exprimer ensemble :

1)      Pour affirmer leur soutien aux salariés, aux jeunes et à leurs organisations dans leur lutte pour obtenir le retrait du projet Sarkozy-Fillon qui est désormais devenu le préalable à toute réforme future des retraites.

2)      Qu’aucune réforme des retraites ne pourra se faire sans consensus avec les organisations syndicales qui doivent en redevenir les acteurs centraux et privilégiés.

3)      Pour avertir solennellement le pouvoir qu’elles ne le laisseront pas propager la violence et le désordre au mépris de notre pacte républicain.

Parallèlement, dans toutes les communes, départements et régions dirigées par la gauche, une chaîne de solidarité avec les salariés et les jeunes en grève doit se constituer par le déblocage de tout moyen utiles à la poursuite de la mobilisation.

 

Publié dans Carton rouge à

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