L'idiot utile de Sarkozy !

Publié le par cherki

manuel valls

Pauvre Manuel Valls qui une fois encore a perdu une bonne occasion de se taire. Comment peut-on prétendre un seul instant incarner une politique moderne de l’emploi en demandant aux français de travailler plus ? Sa proposition est une absurdité qui n’est défendue par aucun économiste sérieux. Et pour cause, le problème de l’économie française ne provient pas d’une insuffisance du travail effectif des salariés français qui est un des plus importants d’Europe. En outre, Manuel Valls semble ignorer la question de la problématique des rendements décroissants et ne pas vouloir comprendre qu’il y a un mouvement de fond à l’œuvre visant à lier réduction du temps de travail et hausse de la productivité horaire. En fait en reprenant ce poncif le plus éculé du patronat mis en œuvre par Sarkozy depuis son élection en 2007 et qui s’est traduit par un échec massif, Manuel Valls vise à conforter le partage inégal de la valeur ajoutée au bénéfice du capital et au détriment du travail. Car, au fond, c’est de cela qu’il s’agit : surtout ne pas remettre en cause le partage inégal des richesses dans notre pays et éviter que le débat porte sur la nécessaire hausse des salaires. Manuel Valls n’explique pas comment en augmentant le temps de travail des français il va favoriser la création d’emplois nécessaires à la lutte contre le chômage qui touche plus de 4 millions de personnes dans notre pays.

Manuel Valls est dans la posture et sa posture tourne à l’imposture, celle d’une prétendue modernité qui se pare des oripeaux les plus réactionnaires. En fait, Manuel Valls remplit une fonction, celle de l’idiot utile. Manuel Valls est devenu l’idiot utile de Nicolas Sarkozy et de l’UMP. Il rejoint la galerie des quelques idiots utiles de la droite que la gauche et le PS secrètent périodiquement dans ses rangs parmi ses marginaux. En ce sens Manuel Valls est le digne cousin d’un Max Lejeune qui, en désaccord avec la stratégie d’union de la gauche, quitta en 1973 les rangs du PS pour aller fonder un improbable et groupusculaire Parti Social Démocrate qui finira par être absorbé par l’UDF de Valery Giscard d’Estaing. Il est aussi le digne cousin d’un certain Jean-Marie Bockel dont le rêve de devenir le Tony Blair français le conduisit, après avoir recueilli moins de 1% lors d’un congrès du PS, à rejoindre piteusement les rangs du gouvernement Sarkozy en 2007 et à fonder un groupuscule intitulé Gauche Moderne, ridicule satellite de l’UMP.

Pauvre Manuel Valls !

 

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