Evitons le ballet rose !

Publié le par cherki

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Franchement, est-ce bien le moment de rouvrir la boîte à gifles socialistes ? N’avons-nous rien d’autre de mieux à faire que de nous donner en spectacle dans une nouvelle version du ballet rose des primaires socialistes ? Entre les candidatures intempestives, les candidatures collectives décrétées au nom de l’unité mais fondées sur un « pacte » dont le nombre restreint de bénéficiaires varie selon les circonstances, nous sommes en train d’emprunter le chemin du ridicule. Le moyen le plus facile et le plus utile pour en sortir serait tout simplement que la Première Secrétaire décide de conduire les socialistes à la bataille présidentielle. Pour prendre cette décision elle n’a pas besoin de rechercher l’onction de notre ancienne candidate à la présidentielle et du fantôme de Washington. Sa légitimité de 1ère secrétaire suffit, le travail d’orientation mis en œuvre sous sa responsabilité à travers nos conventions depuis le dernier congrès plaide aussi pour elle. Sa décision serait en outre conforme à la logique politique qui prévaut un peu partout en Europe selon laquelle ce sont les chefs des partis politiques qui sollicitent les suffrages des citoyens. C’est d’ailleurs une bonne manière de réhabiliter la politique. Enfin sa candidature aurait un mérite, celui d’obliger d’autres candidates ou candidats à indiquer sur quelle orientation différente ils entendent conduire les socialistes à la bataille présidentielle permettant au moins que le choix se fonde sur des idées et non sur des postures. La balle est dans le camp de Martine Aubry, c’est sa responsabilité que d’éviter que le parti socialiste ne se déchire à nouveau. Souvenons-nous de la situation cocasse crée par l’effacement de François Hollande pour la présidentielle de 2007 et du « barnum » socialiste qui en avait découlé. Enfin, et cela vaut pour tous les candidates et candidats, on n’est jamais candidat par défaut à une élection. On est candidat parce que l’on souhaite l’être nonobstant les épreuves inévitables qui en découleront. Agir différemment c’est risquer de heurter les convictions républicaines du peuple français qui souhaite une élection et non un sacre, qui souhaite élire un Président de la République et non s'incliner devant un sauveur suprême consentant à nous faire don de son extraordinaire personne. Agir différemment c’est s’exposer à constater son impuissance et à en trier les conséquences comme le fît en son temps Jacques Delors en 1995.

Franchement, les socialistes, la gauche et le pays méritent autre chose que ça !

 

Publié dans Carton rouge à

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