BIO

 

 Je suis né le 1er septembre 1966 à Paris. J'ai été responsable national de l'UNEF entre 1988 et 1994. J'ai été responsable national de SOS Racisme entre 1988 et 1995. Depuis 2001 je suis Conseiller de Paris. De 2001 à 2008 j'ai exercé les fonctions d'adjoint aux sports. Désormais je suis Adjoint au Maire de Paris chargé de la vie scolaire et de la réussite éducative et j'en suis trés heureux. Je suis membre du Bureau National du PS. Je milite au sein du courant NPS animé par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon où j'y assume la responsabilité de Coordinateur National.

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Merci aux 121 députés et sénateurs socialistes qui ont voté contre la révision constitutionnelle permettant à Nicolas Sarkozy de déposséder le peuple français de son droit souverain d’approuver ou de rejeter le nouveau traité constitutionnel européen prétendument « simplifié ». Ces 121 parlementaires ont sauvé l’honneur du PS alors que les 174 autres qui se sont abstenus ou ont voté pour ont bafoué un engagement majeur de notre programme et de notre campagne présidentielle. Le reniement de ces 174 parlementaires est d’autant plus inadmissible ce sont leurs voix qui ont permis à Nicolas Sarkozy d’atteindre la majorité qualifiée indispensable à son coup de force institutionnel. Et dire que ce sont souvent les mêmes qui, dans mon parti le PS, ne cessent de nous exhorter à « moderniser » nos pratiques politiques. Curieuse modernisation que celle qui commence sur la question majeure de nos institutions par écarter le peuple de son droit souverain d’y consentir ou de les refuser. Qu’ils se rassurent ils ne manquent pas d’alliés. François Bayrou a lui aussi choisi de voter cette ratification de la Constitution. Comme quoi pour Bayrou aussi les engagements ne valent que le temps des campagnes.

 

Cela me permet de faire la transition avec une autre question qui agite un peu trop nos rangs, celle d’une éventuelle alliance entre la gauche et le Modem au second tour des municipales à Paris. Je tiens à rassurer les inquiets, il n’en est pas question et il convient de ne pas déformer les propos de Bertrand Delanoë. Qu’est-ce qu’a dit Bertrand Delanoë ? Il a simplement constaté une évolution dans le comportement du Modem. Ne pas le reconnaître aurait été malhonnête. Il est vrai que depuis plusieurs mois le Modem a choisi de modérer ses critiques à notre encontre. C’est tout et cela n’en fait pas pour autant un partenaire pour une future majorité. Pourquoi ? Tout d’abord parce que cette inflexion timide n’efface pas les six années d’opposition que Madame de Sarnez et ses amis ont eu à notre encontre, ne votant aucun des budgets de la mandature à la différences des Verts, partenaires certes souvent immatures mais fidèles dans le soutien lors du vote du budget. Mais surtout parce qu’une alliance avec le Modem n’aurait aucune cohérence politique. Nous sommes une majorité de gauche à Paris, certes ouverte sur la société, mais une majorité de gauche qui s’assume en tant que telle. Pourquoi dés lors chercher à s’allier avec le parti de la confusion. A Bordeaux, le Modem est allié à Alain Juppé, ancien Premier Ministre de Chirac et président fondateur de l’UMP. A Périgueux, le Modem est allié à Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale du gouvernement de Sarkozy. Je ne vois dès lors pourquoi nous irions nous commettre avec un parti qui, nationalement, refuse de choisir entre la gauche et la droite. Laissons les adeptes du grand écart à leur gymnastique peu honorable et digne des mœurs les plus politicardes de la IVème République. D’autant que nous n’en avons pas besoin pour gagner. Nous avons gagné en 2001 sans l’UDF de Madame de Sarnez, élue sur des listes communes avec l’UMP, pourquoi en aurions-nous besoin aujourd’hui ? C’est pourquoi j’ai bon espoir et je connais suffisamment Bertrand Delanoë pour être sûr qu’il refusera de tomber dans le piège politicien que nous tend le Modem à Paris.

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