Jeudi 20 novembre, osons le vrai changement !

Publié le par cherki

Jeudi 20 novembre, les militantes et les militants socialistes sont appelés à élire leur Premier Secrétaire. J'en serai. Trois dirigeants de premier plan du PS sont candidats, Benoît Hamon, Martine Aubry et Ségolène Royal. Je voterai sans aucune hésitation pour Benoît Hamon. Comme la plupart des électeurs et des électrices de gauche j'aspire à ce que la PS change profondément. Qu'il change d'abord de ligne politique. Plus que jamais nous avons besoin d'un PS solidement ancré à gauche. Un PS qui reparle la seule langue que comprenne les hommes et les femmes de gauche, la langue du socialisme. Une langue que ces 20 dernières années, il a franchement oublié de parler. L'orientation que porte Benoît hamon parle cette langue avec clarté, sans faux semblants et depuis longtemps. Il ne s'agit donc pas chez lui d'une posture récente mais bien d'une conviction profonde. Réarmement de la puissance publique, rééquilibrage entre le travail et le capital au profit du travail, hausse des salaires, engagement résolu pour une réorientation progressiste de la construction européenne, abandon du dogme du libre échange généralisé, VIème République, refus d'alliances avec le MODEM, autant d'orientations qu'il n'a cessé de porter depuis longtemps. Et, en ces temps où beaucoup de nos responsables socialistes semblent redécouvrir les vertus d'une pensée de gauche, il serait bon de porter à la tête du PS un dirigeant qui n'a jamais varié au gré des circonstances et de l'air du temps médiatique. La deuxième raison qui me pousse à voter Benoît Hamon avec enthousiasme c'est l'incontournable, l'ardente et absolue nécessité du renouvellement. Comment ne pas voir cette sourde colère qui monte des tréfonds de notre électorat qui en a plus qu'assez de voir depuis 20 ans les mêmes dirigeantes et dirigeants socialistes occuper jusqu'à saturation l'espece publique et médiatique. Cette génération d'énarques blancs élevés dans les lambris dorés de la République et qui a pour seul titre de glore que d'avoir contribué à nous faire perdre trois élections présidentielles de suite. Oui, au PS aussi nos élites ont failli. Martine Aubry partage avec nous cette nécessité de réorienter le PS à gauche et nous nous réjouissons que la Maire de Lille ait évolué ces derniers mois. Avec Ségolène Royal, nous partageons cette volonté d'ouvrir les portes et les fenêtres du PS même si nous n'adhérons pas mais pas du tout à sa volonté d'élargir le rassemblement de la gauche jusqu'au MODEM, parti de droite sur les questions économiques et sociales. Voilà pourquoi le 20 novembre je voterai avec enthousiasme pour Benoît Hamon le candidat du vrai changement au PS.

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