Guantanamopoly ? Non merci !

Publié le par cherki

Ils nous ont déjà privé du droit de pouvoir construire une Europe économique qui se donne pour objectif de relancer l’investissement, la croissance et l’emploi.

Ils nous ont déjà privé du droit de pouvoir construire une Europe de progrès social où les peuples ne se feraient plus concurrence entre eux.

Ils nous ont déjà privé du droit de construire une Europe où chacun, grâce à de puissants services publics, recevrait selon ses besoins fondamentaux et non selon ses seuls moyens.

Ils nous ont déjà privé du droit de construire une Europe qui œuvre pour la paix et qui ne soit pas la légion étrangère de l’aventure militaire impériale américaine.

Et, voici que maintenant, ils s’apprêtent à nous priver de notre droit de vivre dans une Europe où les libertés fondamentales ne seraient pas foulées aux pieds.

Il n’y a aucune emphase dans mon propos mais simplement de la honte et du dégoût devant le projet de directive sur la rétention des étrangers qui sera soumis au vote des députés européens le 18 juin prochain. Cette directive se propose d’instaurer un droit à la rétention des étrangers en situation irrégulière de 6 mois. Ce délai pouvant être porté à 18 mois dans les cas où il existerait un « risque de fuite » ou un « risque de retard » pour obtenir des pays tiers les documents nécessaires. Les enfants seraient concernés au même titre que les parents par ces lettres de cachet européennes. En cas de résistance les impétrants se bannis pendant 5 ans de l’Union Européenne.

Ce n’est plus l’Europe forteresse mais l’Europe goulag ou l’Europe ghetto qui attend les 12 millions d’étrangers en situation irrégulière.

Le 18 juin, si ils ont une once de courage et d’humanité, les députés européens doivent avoir un seul mot d’ordre : Guantanamopoly ? Non merci !

D’ici-là mobilisons-nous pour faire obstacle à cette directive de la honte.

 

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