Service maximum dans l'éducation nationale !

Publié le par cherki

















Nous aurions pu penser que la très substantielle défaite aux élections municipales aurait conduit le gouvernement à reconsidérer sa politique.

Nous aurions pu penser que les mobilisations croissantes dans l’éducation nationale auraient conduit Xavier Darcos à revoir sa politique et à entamer un vrai dialogue avec une communauté scolaire légitimement inquiète par les remises en cause concomitantes et brutales du service public de l’éducation nationale.

Malheureusement nous ne sommes pas face à un gouvernement qui recherche l’intérêt général. Nous sommes face à un gouvernement armé d’une volonté pathologique de revanche idéologique à l’encontre de l’école publique, laïque et républicaine. Cette volonté de revanche le conduit à multiplier les provocations dans le seul but de tenter de manière pathétique de dresser les parents contre les enseignants dans le seul but de diviser la communauté scolaire et d’affaiblir son indispensable mobilisation pour défendre un enseignement de qualité pour tous.

La dernière de ces provocations a été effectuée lors du congrès de la PEEP où Xavier Darcos a annoncé son intention de relancer la mise en place d’un service minimum dans l’éducation nationale. Pour ce faire le ministre a demandé aux communes de mettre en place un service minimum d’accueil des enfants les jours de grève. Il a proposé d’en financer le coût en indemnisant les communes au moyen des retenues de salaire des enseignants grévistes.

Que les choses soient bien claires, il est hors de question que la Ville de Paris apporte son concours à une telle provocation. Nous n’avons pas à être la voiture balai de la politique antisociale de ce gouvernement. Il est hors de question que nous nous prêtions à une manipulation consistant à utiliser des fonctionnaires territoriaux pour briser la grève de fonctionnaires nationaux. C’est au gouvernement d’assumer les conséquences de sa politique. Bien évidemment une grève des enseignants ne facilite pas la vie des parents. Mais il en va de tout mouvement social. C’est pourquoi le débat ne peut pas et ne doit pas être posé ainsi. Si le gouvernement souhaite réellement éviter des désagréments aux parents, alors qu’il s’emploie à mener une politique qui n’ait pas pour conséquence directe de provoquer la mobilisation à son encontre de la communauté scolaire.

 

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